Réponse à l’attaque de Guy Lechartier

Attention aux extrapolations hâtives

Dans les déclarations de candidatures soumises aux adhérents, tous ceux qui se présentent devant vous parlent de leurs espoirs pour l’association, de ce qu’ils pensent pouvoir lui apporter, de leur passé associatif, etc., etc.

Tous ! Sauf un.

Guy Lechartier a cru bon de terminer sa déclaration de candidature par une attaque personnelle qui me vise précisément et qui n’est pas sans compter un petit relent de délation.

Il écrit :

«Je tiens à signaler qu’un membre du Groupe UL 2020 a demandé la démission de la Présidente et du secrétaire général».

S’agirait-il donc là d’un crime de lèse-majesté ?

Bien que cette déclaration détonne un peu dans pareil cadre et que mon nom ne soit pas précisément cité, personne ne peut ignorer que je suis le « membre » en question. Celui par qui le scandale arrive!

Cette déclaration lui semblant d’une grande importance je tiens à en préciser la réalité et les contours :

1) je n’ai jamais demandé la démission de la présidente ni du secrétaire général. Si je l’avais fait, ce n’aurait pu être que dans les formes légales c’est-à-dire par une inscription à l’ordre du jour et la mise en place d’un vote[1]. Nulle trace de ces éléments ne pourra être fournie.

2) ceci étant éclairci, serait-il vraiment scandaleux que je fasse une pareille demande? Visiblement non ! Sur le forum du site loi1901.com, un avocat écrit à ce propos : « Quand le président d’une association commence à se prendre pour Napoléon, qu’il décide de tout sans en référer au CA ou au bureau et qu’il s’amuse à faire des avions en papier avec les statuts, la question se pose effectivement d’une façon souvent urgente ». La ressemblance est frappante et le cas est malheureusement fréquent!

3) je pense que Guy Lechartier, auquel je garde une certaine estime, a fait une petite extrapolation. Lorsque la présidente a autorisé les perquisitions et a donné à la police la totalité du nom des adhérents et des dossiers de l’association j’ai dit et je le répète, qu’il s’agissait là d’une faute grave. Et j’ai ajouté : « si, lorsque j’étais en charge d’une association nationale,  j’avais commis une pareille faute, j’aurais donné ma démission le lendemain matin ». Force est donc de constater que je n’ai rien demandé concernant la présidente, j’ai simplement indiqué ce qu’aurait été mon attitude en pareille circonstance.

Ensuite, c’est à chacun son éthique!

Jean BRISSONNET

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[1] “Si les statuts ne prévoient rien, les dirigeants sont considérés comme de simples mandataires. Or l’article 2004 du Code civil dispose qu’une association peut destituer ses mandataires quand elle le souhaite, sans avoir à justifier sa décision. L’organe compétent pour révoquer le dirigeant est celui qui l’a investi de son mandat (assemblée générale, bureau ou conseil d’administration). Par exemple, si celui-ci a été élu par le bureau, il ne pourra être révoqué que si le bureau vote favorablement”

.(https://www.assistant-juridique.fr/revocation_dirigeant_association.jsp)

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