Rétention d’information?

Sur le site du groupe « Continuer et Développer » dont les principaux candidats sont Claude Hury et Armand Stroh, Guy Lechartier autre candidat a publié une mise en cause de deux membres du « groupe UL 2020 ».

C’est parfaitement son droit, comme il est parfaitement de notre droit de pouvoir lui répondre. Ce que nous avons fait, G Mercey et moi-même, dès le 1er septembre 2020.

Or les commentaires du site « continuer et développer » sont « modèrés » ce qui veut dire qu’ils n’apparaissent pour les visiteurs du site que si le webmestre en donne l’autorisation.

Cette méthode se justifie pleinement lorsqu’il s’agit d’empêcher certaines personnes de ne pas suivre la Netiquette et de se livrer à des insultes ou a proférer des grossièretés.

Nos réponses ne sont pas concernées et n’ont donc aucune raison de n’être pas publiées.

Dans tout site qui se respecte la modération intervient au maximum dans les 24h (ou alors on choisit de ne pas mettre de modération, ce que j’ai fait sur le site du “groupe UL 2020”, car nous n’avons pas peur du débat et de la contradiction pourvu qu’elles  se fassent sur des bases objectives.

Il y a maintenant 5 jours que ces réponses ont été postées. Donc, ou le site est mal géré (probablement par Armand Stroh ) ou le webmestre a décidé de ne publier nos remarques que  … le 18 octobre.

Je ne peux croire que les membres du CA actuel et en particulier Guy Lechartier soient complices de cette rétention d’information.

Voici donc l’intégralité des éléments du débat c’est-à-dire l’article de Guy Lechartier et nos deux réponses.

Bonne lecture.

Jean Brissonnet

 

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Mise au point du 31 août 2020
par Guy LECHARTIER

Lorsque les candidats du Groupe UL 2020 affirment, sans rien prouver , que la présidente et le secrétaire général décident seuls, ils affichent un mépris pour les membres du C.A. qui n’est pas admissible.

Nous ne serions que des marionnettes manipulées par le « couple impérial » comme ils se plaisent à les appeler.
Depuis que je suis membre du CA, il n’y a qu’une personne qui a essayé de me manipuler c’est J. Brissonnet en voulant me dresser contre la présidente et le secrétaire général, mais en vain.

Quant aux accusations concernant notre incapacité à agir pour un fonctionnement paisible et démocratique émanant de celui, parmi d’autres, qui a créé un climat délétère dans les échanges allant jusqu’à demander la démission de la présidente et du secrétaire général avec pour argument « il devient urgent de revenir à une conception déontologique du fonctionnement d’U.L. », c’est cocasse !

Gérard Mercey a démissionné parce que « la trésorière avait un rôle réduit, ne voulant pas cautionner de telles dérives ».
Quelles sont-elles ? Il affirme que la situation de n’est pas améliorée et pourtant il fait liste commune avec Guy Vieillechaize, trésorier avant moi, et qui a mis en place une comptabilité analytique qui donne satisfaction.

Il existe des divergences avec le Groupe UL 2020 mais ce sont des divergences de fond qu’ils n’expliquent pas dans leur réquisitoire et dont nous débattrons l’année prochaine avec les adhérents.

UL 2020, c’est presque fini, demain c’est 2021 !

Guy Lechartier

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 Réponse de G Mercey toujours en attente de modération

“Monsieur Lechartier juge bon de me citer personnellement, sans m’en avoir informé, tout en demandant quelles dérives j’avais constatées. C’est un peu curieux comme démarche, mais passons! Je précise donc le point qu’il évoque : les comptes de l’association pour l’année 2017, soumis au CA début 2018, ont été établis par la présidente et non par la trésorière. Au début du repas qui réunissait le premier CA de la mandature à Dijon, la présidente a présenté une liasse de papiers, et a demandé à la trésorière de valider ces comptes sur un coin de table pendant le repas; en fait il suffisait qu’elle signe sans qu’elle les ait vus auparavant, et sans avoir le temps de les examiner. Elle n’avait pas vu non plus les pièces justificatives. Je me suis élevé contre ce fait qui revenait à confisquer  le rôle de trésorier par la présidente (d’autant plus qu’une part des dépenses significatives correspond à des déplacements de la présidente). Je précise aussi que lors de ce CA, les comptes n’ont donc pas été validés, et je n’ai pas pu obtenir de modification au Compte rendu sur ce point.

J’ajoute que Monsieur Lechartier indique un seul des motifs qui m’avaient conduit à démissionner. Je n’ai pas voulu afficher dans ma candidature les autres motifs, pour ne pas mettre en risque Ultime Liberté (nous vivions une période difficile fin 2017….). J’invite M Lechartier à se rapprocher de la présidente pour consulter ma lettre de démission détaillée, et accessoirement à se demander s’il assure bien tous les contrôles relevant d’un trésorier.”

Gérard Mercay

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Réponse de J Brissonnet toujours en attente de modération.

Mon cher Guy,

Puisque tu me cites nommément, je me vois dans l’obligation de rectifier un certain nombre de tes affirmations, tout en assumant pleinement ce qu’a été mon action au sein du conseil d’administration.

Je n’ai jamais essayé de te manipuler, j’ai simplement essayé de te faire voir la réalité et je l’ai fait d’autant plus que je te considère comme quelqu’un d’intègre et de lucide. Et ce n’est pas ce que tu viens d’écrire qui me fera changer d’avis!

Que tu puisses dire que la présidente et le secrétaire général ne décident pas seul et que le CA est largement associé aux décisions,  prête à rire.

La chose est peut-être exacte depuis ma démission, car elle a constitué un coup de pied dans la fourmilière qui a bien entendu nécessité que ceux qui dirigent l’association se fassent des amis, mais je ne suis plus là pour le voir.

Comment les membres du CA auraient-ils pu être associés aux décisions alors que Claude et Armand ont refusé pendant toute ma présence au conseil d’administration de se manifester sur la liste de discussion que j’avais créée et dont le principe avait pourtant été accepté à l’unanimité ?

Dire que j’ai créé un climat délétère est un point de vue. J’admets volontiers que j’ai essayé de faire ce que personne n’avait fait avant moi: faire changer les choses de l’intérieur, ce qui nécessitait forcément de s’opposer au pouvoir en place. Ceux qui m’ont précédé ont préféré ne pas se représenter ou démissionner. J’avais promis de ne pas le faire et de poursuivre la lutte, mais la pression était trop forte et je n’ai pas tenu parole.

Si j’ai écrit quelque part que « il devient urgent de revenir à une conception déontologique du fonctionnement », je l’assume pleinement et je le maintiens. Toutes les associations qui n’ont pas eu la sagesse de mettre une limitation des mandats dans leurs statuts glissent irrémédiablement vers une dérive autoritaire. Je te conseille à ce sujet de lire le texte de François Lambert[1]. Il n’a pas été membre d’ultime liberté et pourtant tu ne pourras pas nier qu’il décrit exactement ce qui sy passe.

Tous les gens qui ont approché de près ou de loin la direction d’Ultime Liberté savent pertinemment que ce que je viens d’écrire est la vérité, mais puisque tu le désires je vais t’en donner une preuve parmi tant d’autres.

Tu te souviens certainement qu’avant les problèmes de confinement une controverse est apparue à l’antenne de Poitiers. Il a été suggéré de faire revivre une commission des conflits. Sur la liste où nous débattions (en l’absence de Claude et Armand), nous avons alors commencé une discussion avec Nicole et Patrice. Nos échanges, souviens-toi ,nous ont même amenés à évoquer l’idée de faire intervenir un professionnel de la médiation. Et puis un jour la présidente, méprisant notre débat, a annoncé que la commission des conflits, ce serait “elle” avec quelqu’un qu’elle désignerait. Ce qu’elle a fait: elle a décidé qu’elle irait à Poitiers avec Patrice. Le Covid 19 enterré cette affaire qui semble s’être résolue seule aujourd’hui

Ce n’est qu’un exemple, mais je fais confiance à ton honnêteté pour ne pas en contester la réalité. Il serait dommageable pour tous de devoir demander à Nicole et à Patrice de témoigner à ce sujet.

Vous avez un programme, nous en avons un, débattons de l’avenir et évitons donc de nous concentrer sur un passé où les paroles ont parfois dépassé la pensée. Même s’il faut bien admettre que ces paroles ont permis, semble-t-il, de faire modifier certaines attitudes.

Tu dis que demain c’est 2021, mais tu oublies qu’avant il y a encore 2020 et que ni toi ni moi ne savons quelle sera la structure du prochain conseil d’administration.

Les électeurs décideront.

Jean Brissonnet

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[1] Blog “Vivre sa mort”: https://vivresamort.org/2020/06/01/de-la-democratie-en-association/